
L’Algérie accélère le développement de son industrie automobile, avec la mise en service par le premier ministre Sifi Ghrieb d’une nouvelle usine de production de composants et d’accessoires plastiques à Tissemsilt.
D’une capacité de 251.000 pièces par an, elle peut équiper près de 200.000 véhicules, avec un taux d’intégration de 40 % dans une première phase, selon les explications fournies sur place. L’objectif est d’atteindre 70 % à l’avenir.
A lire aussi : Économie algérienne : 3 bonnes nouvelles en ce début d’année 2025
L’usine appartient à la Holding publique ACS qui regroupe des entreprises publiques de l’industrie chimique. Située à Khemisti, elle a été récupérée au groupe Cima Motors de Mahieddine Tahkout après sa saisie dans le cadre des enquêtes sur la grande corruption et la condamnation de son ancien propriétaire à une lourde peine de prison.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
Automobile : l’Algérie lance une usine de composants plastiques et prend une décision radicale
General Plastic Injection ne fournira pas l’industrie automobile locale. Elle va aussi produire des composants et accessoires plastiques pour la fabrication des produits électroménagers, l’industrie des câbles, les réfrigérateurs, les climatiseurs, les équipements et dispositifs médicaux, les matériaux d’emballage et de conditionnement, les outils et articles ménagers, les produits cosmétiques, les lunettes, les articles en plastique et les composants des drones, ainsi que les panneaux de signalisation routière, précise l’agence APS.
« Tout le monde a travaillé sur ce projet, jour et nuit, pour lancer cette usine », a déclaré le premier ministre Sifi Ghrieb, en rappelant l’état déplorable dans lequel le site de l’usine était il y a six mois.
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
« D’ici la fin de l’année, tous les constructeurs automobiles agréés qui fabriquent en Algérie doivent fabriquer dans cette usine leurs pièces plastiques qui sont actuellement importées. Les moules de ces pièces doivent être dans cette usine d’ici la fin de l’année », a-t-il tranché.
Plus précisément, le Premier ministre a annoncé « qu’aucune pièce plastique destinée à l’assemblage des véhicules ne sera importée si elle peut être fabriquée dans cette usine ». « Même chose pour les carrosseries à Batna », où une usine d’emboutissage a été lancée en avril dernier pour les carrosseries, a-t-il ajouté.