search-form-close
Exclusif. Algérie : Boualem Sansal et le parquet font appel, les détails

Exclusif. Algérie : Boualem Sansal et le parquet font appel, les détails

Source : Facebook Boualem Sansal
Boualem Sansal

Nouveau rebondissement dans l’affaire Boualem Sansal. L’écrivain franco-algérien et le parquet du tribunal de Dar El Beïda (Alger) ont fait appel de la condamnation de l’écrivain franco-algérien à 5 ans de prison ferme, a appris TSA ce mercredi 2 avril du Bâtonnier d’Alger Si Mohamed Baghdadi.

« Boualem Sansal et le parquet ont fait appel la veille de l’Aïd-el-fitr » qui a été célébré lundi 31 mars en Algérie, a indiqué le Bâtonnier d’Alger à TSA.

La date du procès en appel n’a pas encore été fixée. Elle le fera dans les prochains jours. « On en saura un peu plus sur cette affaire à partir de ce jeudi avec la reprise du travail », explique Me Baghdadi. L’Algérie observe trois jours de congé payés à l’occasion de l’Aïd-el-fitr.

Pour le Bâtonnier d’Alger, la disposition de grâce est « possible qu’une fois la peine soit définitive ». Cela signifie que Boualem Sansal ne peut pas bénéficier de la grâce présidentielle, avant son jugement en appel par la Cour d’Alger. Mais rien n’est figé. Tout peut arriver dans l’intervalle entre l’appel et la tenue du procès devant la Cour d’Alger.

Affaire Boualem Sansal : nouveau rebondissement

« Il peut y avoir désistement de part et d’autre », ajoute le Bâtonnier d’Alger. « L’affaire peut être jugée rapidement aussi », explique-t-il, en soulignant l’octroi d’une grâce présidentielle peut être décidé par le président de la République qui est « souverain dans ses décisions ».

« Tout dépend de l’intéressé (Boualem Sansal, NDR), mais aussi du parquet », ajoute Me Baghdadi.

Boualem Sansal : la grâce présidentielle compromise ?

Le Bâtonnier d’Alger refuse de spéculer sur l’issue de cette affaire qui a aggravé la crise entre l’Algérie et la France, déclenchée après la décision du président Macron de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental occupé, le 31 juillet dernier. L’arrestation de Boualem Sansal le 16 novembre dernier à l’aéroport d’Alger a aggravé les tensions et Paris a réclamé, à maintes reprises, sa libération.

Jeudi 27 mars, Boualem Sansal a été condamné par le tribunal de Dar El Beïda (Alger) à 5 ans de prison ferme et 500.000 dinars d’amende.

Lundi, le président Emmanuel Macron a demandé à son homologue algérien un geste de « clémence » et d’humanité à l’égard de l’écrivain franco-algérien devenu l’icône de l’extrême droite française dans sa croisade contre l’Algérie.

En introduisant un appel, Boualem Sansal, toujours sans avocat, signifie qu’il conteste sa condamnation, après avoir nié les faits lors de son procès. Il complique ainsi la tâche de ceux qui appellent le président Tebboune à lui accorder la grâce.

SUR LE MÊME SUJET :

ALERTE. Exclusif : Boualem Sansal et le parquet ont fait appel

  • Les derniers articles

close