Politique

France : Air Algérie de nouveau ciblée

Dans le contexte des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie, certaines personnalités politiques françaises vont loin dans la surenchère, allant jusqu’à appeler à sanctionner la compagnie aérienne algérienne, Air Algérie, voire à suspendre les vols entre Alger et Paris.

La crise politique et diplomatique entre la France et l’Algérie se dirige droit vers un point de non-retour. Durant ces deux derniers jours, la tension est, en effet, montée d’un cran supplémentaire.

Mardi 25 février, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que des restrictions de circulation avaient été prises, expliquant que ces mesures avaient été décidées « il y a quelques semaines ».

Énième polémique autour d’Air Algérie en France

Ce mercredi 26 février, la diplomatie algérienne n’a pas tardé à réagir à cette déclaration, affirmant qu’elle n’a aucunement été informée de cette mesure, dénonçant les attaques répétitives contre l’Algérie, « dont l’extrême droite est l’instigateur, le référent et le donneur d’ordres ».

Soulignant que cette dynamique entraîne dans son sillage des forces politiques françaises, et même des membres du gouvernement français, le ministère algérien des Affaires étrangères affirme qu’elle peut « avoir des conséquences incalculables sur la relation algéro-française dans toutes ses dimensions ».

Une partie de la droite et l’extrême droite française ne manquent, en effet, aucune occasion pour s’attaquer ouvertement à l’Algérie, ses ressortissants établis en France, mais aussi ses symboles, comme ses représentations consulaires, ou encore sa compagnie aérienne et porte-drapeau, Air Algérie.

Ces dernières semaines, les sorties médiatiques appelant notamment à sanctionner Air Algérie se multiplient. La dernière en date a été faite, ce mercredi 26 février, par le président LR du Conseil régional de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

France : un autre responsable politique propose d’imposer « des pénalités sur Air Algérie »

Intervenant sur TF1, il propose d’imposer « des pénalités sur Air Algérie », voire de « restreindre les vols entre Alger et Paris ».

À vrai dire, ce n’est pas la première fois que des hommes politiques de l’extrême droite, et même des responsables au gouvernement, proposent de s’en prendre à la compagnie aérienne algérienne, Air Algérie.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau lui-même, a déclaré la semaine dernière avoir demandé à ses services « de voir dans quelles conditions on pouvait sanctionner cette compagnie (Air Algérie, NDLR). On est en train de voir toute l’échelle de la riposte possible ».

La déclaration du ministre est intervenue en réaction à une note émanant de ses services, indiquant que la compagnie algérienne « demande des laissez-passer consulaires, même lorsque les individus concernés disposent de pièces d’identité valides ».

La réponse d’Air Algérie aux polémiques la concernant en France

L’idée d’une interdiction des vols d’Air Algérie en France avait été proposée pour la première fois début janvier dernier par l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt.

Le PDG d’Air Algérie, Hamza Benhamouda, a répondu indirectement à ces polémiques, samedi 22 février à Alger, au cours d’un séminaire sur la sécurité de l’aviation civile, affirmant que sa compagnie s’engage à appliquer les normes internationales « les plus élevées ».

Il a notamment mis l’accent sur le système INAD/DEPO de gestion des passagers inadmissibles à l’entrée des expulsés, sur lequel s’appuie la compagnie algérienne nationale dans l’exécution de ses opérations de transport de voyageurs.

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