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Jabaroot : la piste algérienne s’efface, d’ex-espions marocains derrière la fuite de 70 000 noms d’agents

Selon Le Monde, la dernière cyberattaque de Jabaroot contre le Maroc est l’œuvre d’anciens espions marocains, ce qui remet en cause les liens entre le groupe de hackers et l’Algérie.

Jabaroot : la piste algérienne s’efface, d’ex-espions marocains derrière la fuite de 70 000 noms d’agents
D’anciens espions marocains sont derrière la dernière cyberattaque contre le Maroc, selon Le Monde / Photo par Kevin Horvat / Unsplash pour TSA
Amine Ait
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le nom de Jabaroot a longtemps été associé à l’Algérie par les médias marocains, mais la dernière cyberattaque serait l’œuvre d’anciens agents du renseignement intérieur du royaume.

Le 24 août dernier, les noms de 70.000 agents marocains de sécurité et de renseignement « qui ont opéré dans toute l’Europe dans les missions de renseignement les plus sordides », ont été publiés sur la chaîne Telegram de Jabaroot.

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Dernière attaque de Jabaroot : Hammouchi dans le collimateur

Il s’agit d’un coup dur pour les services de sécurité marocains, et à leur tête Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la police marocaine ainsi que le renseignement intérieur, et dont le nom figure parmi les 70.000 dévoilés par Jabaroot, révèle Le Monde.

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Dans un article publié ce 26 août, le média français indique que cette cyberattaque est « sans précédent » et qu’elle cible particulièrement le patron des directions générales de la sûreté nationale (DGSN) et de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, le « superflic » du Roi.

Selon la même source, « le détail qui dit tout du caractère sensible de la fuite » est le fait que les données personnelles de Hammouchi, ainsi que de plusieurs directeurs régionaux et des chefs de départements, de l’antiterrorisme au contre-espionnage en passant par les opérations, les ressources humaines ou les budgets, soient rendues publiques pour la première fois.

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Des anciens espions marocains derrière le nom Jabaroot ?

Le Monde dévoile un autre élément intéressant. Le média français, citant ses propres sources, indique que la fuite du lundi dernier « est en réalité l’œuvre de cinq anciens agents de la DGST », le renseignement intérieur marocain.

Ces cinq agents, quatre officiers et un commissaire, se sont « exilés » en Europe après avoir « rompu » avec la direction générale de surveillance du territoire (DGST).

Ces agents réclament désormais « des changements à la tête des institutions sécuritaires du royaume », pointant du doigt « l’usage abusif des informations à caractère personnel dans les interceptions téléphoniques et les enquêtes d’environnement auxquelles ils ont participé ».

« Le Roi doit limoger Hammouchi »

Il s’agit là d’une révélation qui remet en cause l’algérianité de la dernière attaque cybernétique qui a visé le Maroc et qui dévoile de graves luttes intestines au sein des services de renseignements marocains.

Pour cette dernière fuite, il s’agirait finalement d’ex-agents de renseignement marocains, pour ne pas dire d’anciens espions, qui réclament la tête de Hammouchi, menaçant, dans le cas contraire, d’aller encore plus loin en dévoilant les noms des agents marocains impliqués dans l’évasion de plus de 70.000 migrants vers Ceuta, fin juillet dernier.

« Le Roi doit limoger Hammouchi », alerte Jabaroot dans sa dernière fuite sur Telegram, menaçant de rendre publics les « ordres de mission d’agents » qui seraient, selon eux, impliqués dans le drame de Ceuta ayant débouché sur une grave crise migratoire en Europe.

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