Le succès de certaines marques, comme El Mordjene en France, le montre : les produits algériens se vendent de plus en plus à l’étranger. Ces dernières années, l’Algérie est sortie de son statut de mono-exportateur d’hydrocarbures qui ont représenté jusqu’à 98 % de ses recettes en devises. Désormais, le pays exporte d’autres produits : industriels, agricoles, agroalimentaires…
Et les exportateurs ne sont pas uniquement de grands groupes publics et privés. Des PME participent à cette nouvelle dynamique économique.
Un chiffre illustre cette nouvelle tendance : l’Algérie compte actuellement 2.000 exportateurs contre une centaine, il y a une dizaine d’années. Le chiffre a été dévoilé par El Houari Abdelatif, sous-directeur chargé du suivi et de l’appui des exportations au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.
« Le nombre d’exportateurs algériens a augmenté à près de 2.000 exportateurs de produits nationaux dans plus de 120 pays à travers le monde », a-t-il affirmé, selon des propos rapportés par le journal El Moudjahid.
Exportations algériennes : les produits les plus demandés
Les produits algériens s’exportent désormais un peu partout, en Europe, dans les pays arabes, l’Afrique, mais aussi au Canada. Les produits les plus demandés à l’étranger, selon le même responsable, sont « les produits alimentaires et agricoles, notamment les olives et les dattes, les produits de l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique et l’électroménager ».
Le marché africain représente aujourd’hui 10 % du volume global des exportations algériennes hors hydrocarbures, selon la même source. « Les autorités publiques aspirent à augmenter ce taux qui ne représente pas les capacités d’exportation nationales, notamment à travers les avantages et les facilités accordées aux exportateurs dans le cadre de la Zone africaine de libre-échange (Zlecaf) », a-t-il fait savoir.
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