L’influenceur algérien Doualemn, qui fait l’objet d’une nouvelle mesure d’expulsion vers l’Algérie, dispose d’une dernière chance pour contester son éloignement réclamé par les autorités françaises. Il va contester la mesure, ce jeudi 3 avril, devant le Conseil de l’État, la plus haute juridiction française.
Alors que les tensions entre la France et l’Algérie ont baissé d’un cran, suite à l’entretien téléphonique entre les deux présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron, lundi 31 mars, Boualem Naman, connu sous le nom de Doualemn, dont l’affaire a envenimé la situation, devrait faire valoir son dernier recours ce jeudi.
Doualemn attendu ce jeudi devant le Conseil de l’État à 15 h
L’influenceur algérien est, en effet, attendu devant le Conseil de l’État à 15 h pour contester son expulsion vers l’Algérie, rapporte CNews.
En janvier dernier, Alger avait refusé de recevoir ce ressortissant algérien de 59 ans, après sa première expulsion, estimant que les autorités françaises avaient décidé de l’expulser sans lui donner la possibilité de se défendre auprès de la justice française et européenne.
Le 6 février dernier, le tribunal administratif de Paris avait annulé l’OQTF qui visait Doualemn, considérant que les circonstances invoquées par le ministère de l’Intérieur n’étaient pas de nature à justifier l’urgence absolue de la mesure d’expulsion.
Le juge des référés avait ordonné la suspension de l’expulsion en urgence absolue de l’influenceur et enjoint au ministre de l’Intérieur de procéder au réexamen de la situation du requérant.
Mais fin mars dernier, l’affaire a connu un nouveau revirement, presque inattendu. Le 20 mars, l’influenceur avait été arrêté au domicile de sa fille à Montpellier, où il était hébergé, puis transféré par les forces de l’ordre à Paris pour le placer en centre de rétention administrative (CRA) en vue de son expulsion vers l’Algérie.
L’ultime recours de Doualemn pour contester son expulsion vers l’Algérie
Mardi 25 mars, le même tribunal qui avait annulé son OQTF, en l’occurrence, le tribunal administratif de Paris, a rejeté une demande de suspension de la nouvelle mesure d’expulsion vers l’Algérie prononcée à l’encontre de Boualem Naman.
L’instance a estimé, dans un communiqué cité par France Info, que « les conditions spécifiques de cette procédure ne sont pas réunies pour prononcer la suspension de la décision d’expulsion prise par le ministre de l’Intérieur après avis favorable de la commission d’expulsion ».
Maintenant que les prémices d’un apaisement de la crise entre les deux pays commencent à apparaître, Boualem Naman a une dernière chance de contester son expulsion vers l’Algérie, et ce, malgré la détermination du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, d’aller jusqu’au bout de cette mesure, qui est au cœur des tensions entre Paris et Alger.
Rappelons que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune et son homologue, Emmanuel Macron, se sont entretenus lundi 31 mars au téléphone et ont discuté de manière « approfondie, franche et amicale » sur l’état des relations entre Paris et Alger.
SUR LE MÊME SUJET :
France – Algérie : la justice tranche sur l’expulsion de Doualemn